«Clouds cover the earth 

Passengers leave but the clouds remain...

And we do not see where sky ends and the clouds begin

With such clouds and sun on our backs».


« Les nuages recouvrent la terre

Voyageurs nous passons mais les nuages demeurent...
Et nous ne distinguons plus où le ciel s'achève pour laisser place aux nuages
Avec de tels nuages et soleil sur nos échines».

 

David SHAPIRO

 

 

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CIELS ET NUAGES 

 

 

Voir également :

  • série « pluies » dans la section photographique

  • série « diptyques », qui a précédé et généré la présente série,

  • série « fragments », qui reprend le thème du labyrinthe, du cercle et de la spirale de façon abstraite, en recourant également aux inclusions de porcelaine ou de céramique.

 

Les ciels qui sont présentés dans cette série sont inspirés également par la multitude d'études en petit format réalisées par CONSTABLE, dont Léon WIESELTIER disait qu'elles exprimaient «une collusion entre le vieux et le nouveau ». En effet, il peut bien s'agir d'une iconographie météorologique, mais il me semble que la gestualité presque motrice et pulsionnelle permet seule d'arriver à ce sentiment de liberté qui frappe si vivement celui qui regarde.

Les instantanés sont en même temps déjà du passé, mais restent néanmoins dans la mémoire. La peinture d'un ciel renvoie à l'éphémère, mais nous aide aussi à regarder cet espace-temps , cet espace en changement permanent. Le ciel nous permet d'appréhender le temps qui passe, et renvoie en cela à nos humeurs.

 

 

GESTUALITE

 

Ces peintures sont regroupées dans cette série car elles ont suivi le même protocole de réalisation et sont orientées vers le même objectif : arrêter l'oeuvre au moment où se dessinent un espace, une profondeur, une tonalité , une lumière.

 

Dans cette démarche, il n'y a pas de possibilité de repentir, ce qui explique les réitérations de la tentative sur l'ensemble de la surface à de multiples reprises. L'épaisseur de la matière ainsi que l'aspect de glacis en sont le reflet.

 

La démarche peut s'orienter vers d'autres tonalités, comme le jaune. En fait, il ne reste plus alors que la gestualité et sa relation avec la lumière, le souffle et un espace qui pourrait être « d'en bas ». J'ai finalement conservé ces oeuvres dans la série, dans la mesure où elles expriment une forme de variation.

 

 

INCLUSIONS

 

L'inclusion en porcelaine, faïence ou opaline crée un décalage, elle interpelle l'oeil mais aussi la pensée, en renvoyant à une autre perception, un peu comme en musique, alors que l'espace du tableau s'appréhende d'un seul tenant, dans sa globalité.

Elle fonctionne comme une hypothèse.

Elle permet de construire un espace dont le centre se déplace.

Elle ouvre notre oeil à un autre espace.

Elle peut apporter une tonalité à l'ensemble, ou une composante tri-dimensionnelle.

Elle met en évidence l'unicité de l'instant par son jeu d'ombres.

Elle n'est oblitérée d'aucune signification précise. Elle fonctionne ou pas.

Elle est une chose précieuse, qui procède d'un bricolage ardent , un peu comme une pensée sauvage. Après tout, nous regardons tous des ciels différents dans le temps et l'espace, mais nous pouvons partager cette expérience quelle que soit la société dans laquelle nous vivons.

 

Elle convoque notre sensibilité entre imagination et rigueur et ouvre la possibilité d'un espace poétique.

 

 

 

6 septembre 2010

 

 

 

SKIES AND CLOUDS

 

See also :


  • series "rain" in photographic section;
  • series "dyptichs" , which precedented and generated this group of paintings;
  • series "fragments", which reemploys the theme of labyrinth and circle in an abstract way, echoing the human condition, and using also the porcelain and ceramic inclusions, possibly as a symbolic link.

 

The skies included in that series are also inspired by the skies paintings and studies of CONSTABLE, of which Leon WIESELTIER said they were expressing "a collusion in between the old and the new".

 

The objective matter might have been all about a meteorological iconography, but still it seems to me that the  motivity and pulsionnal gestuality only permits to achieve that feeling of liberty that strikes so vividly the viewer. In other words, the gestual liberty of the painter would  echoe the wilderness of the natural elements.The stolen instants are already beyonging to the past, but nevertherless they are remaining in our memories.

Painting a sky is echoing the ephemeral condition of life, but also helps us to consider that space-time, that space in permanent movment. The sky helps us to apprehen the time passing by.

From this point of view, it ins not only an immanent space, but also a theater of lights and clouds, a theatre of elements enabling one to express his emotions and his anxiety...From this point of view, painting a sky is a echoing our moods.

 

GESTUALITY

 

These paintings are grouped in that series because they have been following the same working protocol and are oriented toward the same objective : stopping the painting at the very moment when a space, a depth, a tonality and a light are merging.

 

Following that pathway, there is no possible repent, which explains the repeated attempts on the whole surface of the painting. The thickness and the shining glazing aspect are a consequence of that method.


This method  may be oriented toward other tonalitys, like yellow for instance.Would only remain then the gestuality and its relation with light, the blowing feeling and a downearthed space. I finally maintained these pieces in the series, in the respect they express some kind of variation around the main stream.

 

INCLUSIONS

 

The porcelain, faience or opalin inclusions are generating a questioning process of the eye but also of the thoughts, echoing another perception, like in music, when the proper painting space is taken in its wholeness, all at one in the same time.

They function like an hypothesis;

They let one imagining the center would be moving to another field;

They open our eyes to another space;

They might bring a "mind" tonality to the whole painting,

and a tri-dimensional dimension ;

They do not add any precise meaning. They do function or not;

They are bringing out some precious aspect, proceeding like a "bricolage ardent", a little bit like a wild thought;


After all , the skies we are looking at are very different in space and time, but we can share the attention to them whatever is the society in which we are living.

They are convoking our sensibility in between imagination an ratioanity, opening then the possibility of a poetical space.

 

 

  September 2010.